10 mai 2008
Le dicton du jour : lèvre fendue, journée foutue (ou la Clinique Mutualiste d’Ambérieu, le meilleur moyen de perdre ses moyens)
Plein de changements, c’est épuisant. L’asticot dans mon ventre aimant faire des sauts périlleux à trois heures du matin, je suis en mode lobotimisée.
Un autre bouleversement ? Un super bouleversement ? Mon frangin s’est vu littéralement aspiré dans un roman à l’eau de rose et fou d’amour a plaqué travail et appartement pour rejoindre sa belle à l’autre bout de la France.
Il fallait donc un vrai coup de cœur ou coup de gueule pour me faire prendre le clavier et écrire ici. Là ce sera un coup de gueule ENORME. Contre la Clinique Mutualiste d’Ambérieu en Bugey, 01500. Faut vous dire que c’est le seul endroit du coin ou tu peux te faire soigner le week-end et la nuit. Ben ouaip de par chez nous y a pas de médecins de garde, ben nan. Y a bien une maison médicale pour le week-end et les jours fériés. Sauf qu’elle ferme à 18h. Logique. Donc c’est les urgences. Déjà, ça, c’est un peu nul, tous les parents savent qu’un enfant peut avoir besoin de voir un médecin sans que cela nécessite d’embêter les urgentistes…
Le décor est planté. Il y a quelques mois, on avait emmené Petite Perle à cette Clinique d’Ambérieu, puisque pas de choix en pleine nuit. Une auscultation de 10 min, une ordonnance, pas de médicament donné sur place : 90 euros. Ouaip. Un autre exemple ? c’est maternité la plus proche. Je suis donc suivi à la Clinique. La maternité y étant plutôt bien. Mon gygy est d’ailleurs Super Gygy. Sauf que ce mois-ci, y a l’échographie morphologique, pratiquée par quelqu’un d’autre que Super Gygy. 160 euros. Et y prennent même pas la carte vitale.
Vous me direz, c’est une clinique. Et une clinique c’est cher. Ok. Sauf qu’à ce prix là, on pourrait penser que les soins sont de qualité. Ben nan… Cet après-midi, j'en ai eu la confirmation.
Aujourd’hui, Prince Charmant est rentré plus tôt du travail. Votre Princesse était ravie. Parce que je voulais aller acheter des vêtements et qu’avoir Prince Charmant pour surveiller la puce dans les rayons, c’est pas pratique, c’est indispensable ! Chéri, il est sympa, il a bien voulu. Sauf que Petite Perle est tombé dans le magasin. Et que maintenant il lui manque un morceau de lèvre.
Plein de bon sens, on est allé à la pharmacie qui était à un mètre de nous. Ils nous ont conseillé de voir un médecin, rapport au morceau de lèvre qui manquait. Normal. Sauf que notre doc à nous, ben y s’repose le samedi. Ne voulant pas devoir me prostituer pour payer la clinique embêter les urgentistes pour ça, j’ai dit on va à la Maison Médicale. Là-bas le monsieur qui a fait de super longues études, il a dit qu’on devait aller aux urgences. A la clinique. Ce qu’on a fait. Passons sur l’attente, ça je peux comprendre. J’ai été contente quand on est venu nous chercher. Le médecin il a fait asseoir Petite perle. A demandé son âge. Deux ans et demi. Il a regardé sa lèvre. Au moins une nanoseconde. Puis il a dit qu’il savait pas quoi faire. Ben non. Qu’y avait deux solutions, recoudre ou pas. Qu’on devait aller à l’hôpital. En pédiatrie. A Bourg. Moi je commençais à me demander à quoi il servait le monsieur en blouse blanche. Il a même pas nettoyé la blessure. Nan. Pour ça y aurait fallu qu’il s’approche de moins d’un mètre de Petite Perle mais je pense que c’était pas possible, que le docteur il devait avoir une maladie que s’il s’approche d’un enfant, ben, y meurt dans d’atroces souffrances.
En sortant j’ai voulu appeler le service pédiatrique de Bourg en Bresse. Sauf que le samedi, c’est fermé. Ouaip. Le temps de faire tout ça, ben la lèvre avait commencé à cicatriser. La puce pleurait plus et avait même le sourire.
Finalement on est retourné dans une pharmacie. La mienne de mon quartier. On a nettoyé la lèvre, expliqué toute l’histoire et écouté la gentille dame en qui j’ai confiance. Alors on est rentré chez nous. Et on a rayé le numéro des urgences de la Clinique Mutualiste de notre répertoire. Et du bottin aussi.
29 avril 2008
Un cerveau pour deux et c’est pas moi qui l’ai
Votre princesse a beau être nulle en anatomie, elle sait que sans cerveaux on est mort. Soit. Mais n’oublions pas que je suis un phénomène de la nature. Et que j’attends un bébé. Mon corps n’accepte qu’un seul cerveau en état de fonctionner. C’est comme ça j’y peux rien. Un cerveau pour deux. Ouaip. Et c’est pas moi qui l’ai.
Ooooooh, ne vous inquiétez pas pour moi, ami lecteurs, dés que j’aurai mis bas charmante expression ! je retrouverais mon cerveau. Enfin, j’espère.
Remarquez vous avez de la chance, une princesse sympa qui teste pour vous la vie sans neurones, c’est pas sur tout les blogs.
Je suis sur que vous comprenez mieux, désormais, que je regarde la Nouvelle Star et que je pleure devant le grand frère. Ben oui, c’est scientifique tout ça.
Ce n’est pas tout, j'ai d’autres symptômes. Déjà je ne lis plus. Enfin, presque plus. Ou des conneries. Genre le programme TV, j’’vous jure, je le lis de A à Z depuis que je suis enceinte. Et je ne me tiens plus informer de l’actualité, parce que soit ça fait chialer comme une gamine, soit VRAIMENT je suis tellement conne que je trouve les actions du gouvernement absurdes, tiens ce phénomène là date d’avant la grossesse, étrange…
Je vois donc les prochains mois avec terreur. Visualisant avec angoisse une princesse qui glousserait aux blagues de Bigard ou qui trouverait que, non Eve Angeli n’est pas conne mais naturelle.
Voilà.
Vous êtes prévenus. Si dans deux-trois mois, ce blog comporte des photos de prince charmant avec pour toute légende « mon tis amour que j’m tro », ou de Petite Perle « cro belle ma pusse, laché vo coms », ben faudra pas m’en vouloir mais peut-être écrire à Super Gygy pour qu’il provoque l’accouchement au plus tôt.
Conseils de séduction pour renverser votre prince charmant
Votre Princesse a la grande chance d’être toujours autant amoureuse de son homme, même après plusieurs années, même enceinte, même de mauvaise humeur. Mais il fait bien l’avouer avec une Petite Perle à la maison, les soirées en amoureux deviennent plus rares ! Aussi quand on en a l’occasion je mets toujours les petits plats dans les grands. Outre un repas romantiques et préparer de mes blanches mains, j’essaie d’instaurer une ambiance sensuelle et sexy.
Pour cela j’ai un plan de bataille coquine en trois étapes :
Appâter
Enivrer
Achever
Oui, la princesse est méthodique, et c’est peut-être pour cela que Prince Charmant continue d’être aussi romantique et passionné.
Pour appâter l’homme rien de mieux que la lingerie, on a toute, ou presque, dans nos tiroirs un ensemble affriolant pour cela. Si ce n’est pas votre cas, pauvres ingénues, vous pouvez acheter ça :
que vous trouverez sur SexyAvenue où même que la lingerie elle y coûte même pas un bras que ça a plus de classe qu’au supermarché du coin.
Déjà en voyant ça l’homme a la bave aux lèvres et les yeux brillant. Et encore il ne sait pas ce qui l’attend. Le pauvre.
Enivrer est la seconde étape. Là on s’attaque à du sérieux. Un petit massage avec une huile douce et parfumée, oui, celle qui dort au fond de votre salle de bain ou avec ça
même que c’est comestible et qu’il y a goût amande-cerise et pour les princesses gourmande c’est pas rien !
Je sais qu’à ce moment là l’homme pourrait sculpter une statue de vous pour lui offrir plein d’offrande sympa – genre sacs à main de mes rêves si Prince Charmant passe par là.
Enfin c’est le moment d’achever l’homme tout en se faisant plaisir de manière originale. Là vous avez le choix. Soit avec vos câlins préféré soit avec ça
que vous pouvez aussi trouver sur Sexyavenue même que c’est rigolo ce genre de gadget, tellement que vous pouvez bien vous marrez juste parce que, comme des gros nuls, vous arrivez pas à trouvez le bouton marche arrêt comme une fille que je connais on rigole pas derrière son écran.
Moi je vous le dis, si avec ça vous ravivez pas la flamme de votre couple, j’en mange ma couronne de princesse...
24 avril 2008
Cindy Sanders ou l’image de la culcuche impériale
Bien sur votre princesse adorée aime Internet. Sans le net, pas de blog, sans le net, pas de vidéo hilarante, sans le net, moins de fous rires incontrôlable…
Mais il ne peut y avoir de progrès sans point faible, sans dommages collatéraux. Alors parfois au détour d’un clic, une Cindy Sanders croise notre route. Un petit rappel des faits s’impose pour ceux qui auraient la chance de vivre au Pérou ou l'intelligence de ne pas regarder de connerie à la télé...
Nouvelle Star. Une jeune femme, chanteuse à ses heures, se fait débouter par le jury. Personnellement, rien ne m’a choqué dans l’affaire. J’aimais pas la candidate. Suite à cela, buzz ( ?) sur le Net. Pétition. Médias qui s’y mettent allégrement. Bref, Cindy Sanders est dans la place. Semblant hermétique au vent d’ironie qui entoure ce phénomène. Sur C+, Le Petit Journal People Yann Barthès je t’aimeeeeeeeeeeu la soutient au vingt-cinquième degré. Faites un tour sur un moteur de recherche, la majorité du buzz consiste à se moquer d’elle…
Hier, j’ai pu voir sa prestation à la Nouvelle Star ou elle passait pour défendre don single « Papillon de Lumière ». En effet, Cindy est sur le point de signer un contrat pour sortir le titre dans les bacs.
Là, je sais que vous vous demandez nan ? ce que je pense de tout cela. De Cindy Sanders, du buzz…
Je suis consternée. Par ceux qui la soutiennent sérieusement d’abord. Même si leur nombre est aussi restreint que le talent de la demoiselle. Par certains qui la critiquent aussi. Non pas que je ne m’en donne pas à cœur joie de mon côté mais j’en entends dire « ouaip, ben elle se compare à Céline Dion alors que bon, Céline Dion, quand même, c’est une diva. »
Ouaip, une diva comme Mariah Carey, muse du bon goût et de la distinction comme chacun sait. Finalement je me demande ce qui différencie Cindy Sanders de ces « divas » dont on nous rabat les oreilles. Les paillettes ? nan. La façon de gueuler au lieu de chanter ? nan. Le kitch de leurs chansons ? nan.
Oh, bien sur il y a les bobos, qui critiquent aussi. Et qui snobent la variété en croyant faire montre de la dissidence la plus totale en écoutant Mika, qui, bien que sympathique j’ai l’album pour tout avouer, ne fait QUE de la pop-ulary. Parfois je me demande ce qui est le pire : écouter Céline Dion en s’extasiant sur son talents ou lire Télérama en se goinfrant de sushi.
Puis, franchement, le buzz autours de miss Cindy, c’est has been. Et si vous voulez vraiment vous marrez, regarder la prestation de Nikos :
Ouaip. On a eu Sheila. On a Céline Dion. On veut nous faire avoir Cindy Sander et Nikos… Et si j’éteignais la télé ?
22 avril 2008
Psychopathe, sociopathe, homéopathe…
Depuis que je suis enceinte, je ne peux plus rien demander à ma Pharmacie sans que me retrouver submergée de granules, de sirop, bref, d’homéopathie sous toutes ses formes.
Déjà pour ma première grossesse, j’ai ingurgité pendant neuf mois ces petites pilules sans danger que l’on me vendait à la moindre occasion. Pas d’effet sur moi.
Cette fois je me suis interrogée… J’ai voulu en savoir plus.
L’homéopathie repose sur un principe simple, l’utilisation de minuscule quantité de produits dont des doses importantes produiraient les mêmes effets que le symptôme traité. Les partisans de cette « médecine » douce pensent que les préparations contenants moins d’une molécule par million peuvent stimuler le mécanisme de guérison du corps.
Ce principe selon lequel la dilution augmente la puissance du remède semble curieux. Mais les homéopathes pensent que l’eau utilisée pour cette dilution se « souviendrait » de la substance initiale.
Notons que les lois connues de la physique et de la chimie devraient être complètement reconstruites si un produit dont toutes les molécules de l’ingrédient actif auraient été enlevées se montrait tout de même efficace.
Lorsque l’on interroge un pharmacien qui nous propose de l’homéopathie il finit toujours par nous dire : de toute façon ça peut pas faire de mal ! Hélas, aucune étude scientifique fiable n’a démontré que cela pourrait nous faire du bien. Sans molécule, rien ne se passe, ni positif, ni négatif.
Rappelons que l’homéopathie est une industrie de 200 millions de dollars par an aux Etats-Unis. Cela explique peut-être le soutien qu’apporte l’industrie pharmaceutique à cette pseudoscience.
L’Académie française de médecine a préconisé le déremboursement de l’homéopathie. Son secrétaire, Jean-Louis Binet s’était justifié ainsi : « L'Académie a posé une question sans disposer, (…), d'aucun pouvoir exécutif. Elle se demande si la population française, par ses impôts, doit rembourser ces préparations qui ne suivent pas les règles de tous les autres médicaments, c'est-à-dire la preuve de leur efficacité. Cette preuve doit être trouvée dans la littérature médicale ; jusqu'ici aucune publication n'a sérieusement démontré cette efficacité. »
En effet l’homéopathie est la seule sorte de « médicament » qui ne doive pas faire scientifiquement ses preuves avant d’être mise sur le marché.
En 2005, la prestigieuse revue médicale The Lancet concluait que les effets bénéfiques des produits homéopathiques ne sont dus qu’à l’effet placebo. Huit scientifiques, de nationalités suisse et britannique, ont compilé près de 200 études en comparant les effets des médicaments classiques, homéopathiques et des placebos sur des infections respiratoires, des troubles gastro-intestinaux et des douleurs articulaires. Ils ont constaté que les essais cliniques de qualité moindre (qui comportent des biais méthodologiques), avec un échantillon réduit, indiquaient toujours davantage d’effets bénéfiques pour le traitement testé. Sur les essais les plus larges et de meilleure qualité, les chercheurs ont constaté que les bénéfices obtenus pour l’homéopathie correspondaient à ceux du placebo.
Voilà pour les faits. Maintenant imaginez que vous êtes chez votre médecin. Vous souffrez de migraines, supportables mais désagréables. Le généraliste vous déclare alors : « je peux vous prescrire deux traitements. Le premier est efficace mais il induit, parfois, quelques effets secondaires sans conséquence. Le second ne provoque aucun effet secondaire mais son efficacité n’a jamais été prouvée par une étude scientifique fiable, en vérité, le produit en question est tellement dilué qu’il ne contient plus de molécule. » Franchement, quel serait votre choix ? Si c’est le second remède, alors mes amis, prenez de l’homéopathie. Sinon, faite comme moi, résistez à la pression de l’industrie et lorsque l’on vous propose les granules des laboratoires « Boirecon », levez les yeux au ciel et courrez chez votre médecin.
21 avril 2008
Alors… Garçon ou fille l’asticot ?
De retour pour de nouvelles aventures, votre princesse ayant renvoyé le prince charmant au boulot saloperie de femme entretenue au foyer, je peux de nouveau venir vous faire perdre votre temps.
Une semaine en famille c’est que du bonheur. Ouaip. Même que le bonheur c’est cool. Seulement c’est chiant le bonheur, y a rien à raconter après coup. Pas d’article choc sur les hermaphrodites ou les culcuches. Ben nan.
Mais j’ai vu Super Gygy. Y va bien d’ailleurs. En bonne santé et tout, et tout. Et moi aussi d’ailleurs. Tout va bien. Maintenant j’prends des vitamines pour péter la forme. Là vous vous dites peut-être : mais alors, y a eu échographie ???? On sait ce que c’est ???
Ouaip…
C’est…
Un bébé.
Sauf que plus tard, il puera des pieds. Et il pissera debout. Et il se grattera les couilles.
Ben sur, avec une chance sur deux, y en a certaines qui avait parié sur le bon sexe.
M-Alice qu’à pas de blog mais qu’est super gentille et marrante.
Emma qui j’aime et que j’ai dans mes liens tellement ses aventures elles sont passionnantes – surtout ses collègues de bureau, genre celle qui perds son portable dans les toilettes ou celles qui dort sur la cuvette.
Et Poppy aussi qui raconte plein de trucs chouettes même qu’elle donne une recette de confiture de lait qu’il fait que j’essaie parce que je sais pas le goût que ça a.
Même que c'est pas l'écho originale... Ben nan... D'abord j'ai pas de scanner... Et puis l'asticot qui puera des pieds y l'a refuser de signer l'autorisation. L'est pudique l'asticot...
Bref, l’asticot est un mâle. Même que j’ai vu ses couilles testicules. C’est tout rigolo à cet âge là. Et son zizi aussi. Y a pas de doute sur la marchandise. Y puera bien des pieds.









